La carte grise, dont l’appellation officielle est certificat d’immatriculation, constitue le document administratif permettant d’identifier un véhicule et son titulaire. Lors de l’achat d’un véhicule neuf ou d’occasion, le nouveau propriétaire dispose de 30 jours pour effectuer la demande à son nom. Le document regroupe notamment le numéro d’immatriculation, la date de première mise en circulation, la puissance fiscale, le type de carburant et différentes caractéristiques techniques. Les formalités sont principalement réalisées en ligne auprès de l’ANTS ou par l’intermédiaire d’un professionnel habilité. Plusieurs justificatifs sont nécessaires selon la situation, parmi lesquels une pièce d’identité, un justificatif de domicile et les documents relatifs à la cession. Pour une voiture d’occasion de plus de 4 ans soumise au contrôle technique, celui-ci doit généralement dater de moins de 6 mois au moment des démarches, ou de moins de 2 mois lorsqu’une contre-visite a été prescrite. En 2026, le numéro attribué dans le cadre du système d’immatriculation reste attaché au véhicule, y compris lors d’un changement de propriétaire. Le prix du certificat dépend quant à lui de plusieurs taxes et redevances. La taxe régionale est notamment calculée à partir du nombre de chevaux fiscaux du véhicule et du tarif du cheval fiscal applicable dans la région. Les écarts peuvent donc représenter plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines d’euros selon la puissance du véhicule et le lieu de résidence. À ces frais peuvent s’ajouter les autres dépenses incontournables liées à une première voiture, notamment l’assurance, l’entretien et le carburant.

Ces dépenses concernent particulièrement les jeunes conducteurs et les étudiants qui utilisent leur premier véhicule pour rejoindre leur établissement, leur stage, leur alternance ou leur emploi. Au-delà de l’assurance automobile obligatoire, certaines protections répondent à d’autres risques rencontrés dans la vie quotidienne. La responsabilité civile étudiante peut notamment couvrir, dans les limites du contrat, des dommages involontairement causés à un tiers pendant la vie privée, les études ou un stage. Une garantie individuelle accident peut également prévoir une indemnisation lorsque l’étudiant subit lui-même un accident corporel. Selon le contrat souscrit, cette protection peut prendre la forme d’un capital dont le montant dépend du niveau d’invalidité permanente constaté, ou d’un capital versé aux bénéficiaires en cas de décès accidentel. Certains contrats prévoient également des plafonds d’indemnisation, des franchises ou un taux minimal d’invalidité ouvrant droit à une prestation. Les montants peuvent donc varier de plusieurs milliers à plusieurs dizaines de milliers d’euros selon les garanties choisies. Ces protections ne remplacent pas l’assurance automobile obligatoire et leurs chiffres doivent être vérifiés dans les conditions du contrat avant toute souscription.